Vivre à Marchiennes : un environnement naturel précieux face aux fortes chaleurs
Lorsque les températures augmentent, les critères de recherche d’un logement évoluent. La superficie, le nombre de chambres, la proximité des écoles ou les possibilités de stationnement restent essentiels, mais de nombreux acquéreurs accordent désormais davantage d’importance au confort d’été et à l’environnement immédiat de leur future habitation.
La présence d’arbres, d’un jardin, d’espaces boisés, de prairies ou de zones humides peut alors peser dans une décision immobilière. Sur ce point, Marchiennes et les communes alentour bénéficient d’un cadre particulier, façonné par la forêt, la vallée de la Scarpe, les marais et les tourbières.
Cet environnement naturel ne permet évidemment pas d’échapper totalement aux épisodes de canicule. Il offre toutefois un cadre de vie moins minéral que celui des secteurs urbains très denses et participe à l’identité profonde du territoire.
Pourquoi fait-il plus chaud dans les espaces très urbanisés ?
Dans les centres urbains fortement construits, les routes, les parkings, les trottoirs, les murs et les toitures absorbent une partie de la chaleur pendant la journée, puis la restituent progressivement en soirée et pendant la nuit.
Ce phénomène est appelé « îlot de chaleur urbain ». Il explique pourquoi la température peut rester particulièrement élevée dans les zones très minérales, même après le coucher du soleil.
À l’inverse, les arbres procurent de l’ombre, la végétation contribue à l’évapotranspiration et les sols non imperméabilisés absorbent davantage l’eau. Les prairies, les boisements, les jardins et les milieux humides participent ainsi à un environnement différent de celui des grandes agglomérations bétonnées.
Marchiennes connaît naturellement les fortes chaleurs comme le reste de la région. Il serait excessif de présenter la commune comme protégée de la canicule. Son environnement boisé, humide et relativement ouvert peut néanmoins constituer un élément appréciable dans la recherche d’un cadre de vie plus proche de la nature.
La forêt domaniale de Marchiennes, un patrimoine majeur
La forêt domaniale constitue l’un des paysages les plus emblématiques de Marchiennes.
Ce massif d’environ 800 hectares s’étend sur les communes de Marchiennes, Beuvry-la-Forêt et Tilloy-lez-Marchiennes. Situé dans la plaine alluviale de la Scarpe, il se développe sur des sols marqués par la présence de l’eau, avec de nombreuses mares et zones humides dans les sous-bois.
La forêt joue un rôle écologique important. Elle abrite une faune et une flore diversifiées, participe au fonctionnement hydraulique du bassin de la Scarpe et offre un espace naturel remarquable à proximité immédiate des habitations.
Pour les habitants, son intérêt est aussi très concret. Elle permet de marcher à l’ombre, de courir, de faire du vélo ou de profiter d’une sortie familiale sans devoir rejoindre une grande agglomération.
Plusieurs chemins et itinéraires traversent ou longent le massif. Cette proximité avec la forêt constitue un véritable critère pour certains acquéreurs. Ils ne recherchent pas forcément une maison isolée, mais souhaitent pouvoir accéder facilement à un environnement boisé après leur journée de travail ou pendant le week-end.
Les zones humides façonnent l’identité de Marchiennes
Marchiennes se trouve au cœur de la vallée de la Scarpe, un territoire profondément marqué par l’eau.
Marais, étangs, fossés, prairies humides, roselières, mares et boisements alluviaux composent un paysage très différent de celui des espaces fortement urbanisés. Ces milieux jouent un rôle dans la biodiversité, la circulation de l’eau et l’équilibre écologique du territoire.
Les zones humides peuvent retenir une partie de l’eau pendant les périodes pluvieuses, favoriser son infiltration et la restituer progressivement. Elles contribuent également à l’épuration naturelle de l’eau et constituent des habitats essentiels pour de nombreuses espèces végétales et animales.
Elles ne doivent pas être considérées comme de simples terrains inutilisés ou marécageux. Elles représentent un patrimoine naturel fragile, qui nécessite une gestion attentive et une protection durable.
À Marchiennes, cette présence de l’eau fait partie du paysage quotidien. Elle apporte une impression d’ouverture et de respiration, mais elle implique aussi certaines précautions dans le cadre d’un projet immobilier. La situation précise du terrain, les risques éventuels, l’écoulement des eaux et l’humidité du bâti doivent toujours être étudiés avant un achat.
Les tourbières, des milieux naturels rares et précieux
Parmi les zones humides du secteur, les tourbières occupent une place particulière.
Une tourbière se forme dans un milieu où le sol reste saturé en eau pendant une longue période. Dans ces conditions, les végétaux morts se décomposent très lentement. Leurs résidus s’accumulent progressivement et forment la tourbe.
Ce processus est extrêmement lent. La constitution d’une tourbière peut demander plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’années. Sa destruction peut en revanche être beaucoup plus rapide, notamment lorsque le milieu est asséché ou profondément modifié.
Les tourbières remplissent plusieurs fonctions essentielles. Elles abritent des espèces spécialisées, participent à la gestion de l’eau et stockent du carbone dans leur sol. Lorsqu’elles restent en bon état et correctement alimentées en eau, elles contribuent ainsi à la préservation de la biodiversité et à la régulation du climat.
Elles peuvent également fonctionner comme des éponges naturelles, en retenant une partie de l’eau pendant les périodes humides puis en la restituant progressivement.
Le secteur de Marchiennes présente la particularité d’accueillir deux tourbières protégées particulièrement remarquables : la Tourbière alcaline de Marchiennes et la Tourbière de Vred.
La Tourbière alcaline de Marchiennes, une réserve naturelle nationale
La Tourbière alcaline de Marchiennes est classée en réserve naturelle nationale depuis le décret du 28 janvier 2022. Elle s’étend sur environ 33,8 hectares, entièrement situés sur la commune de Marchiennes.
Ce classement national reconnaît la valeur exceptionnelle du site. La réserve protège un bas-marais alcalin bien préservé, considéré comme l’un des derniers milieux de ce type dans le nord de la France en dehors des systèmes littoraux.
Une tourbière alcaline est principalement alimentée par une eau riche en minéraux, notamment en calcium. Cette caractéristique permet le développement d’une végétation particulière et la présence d’espèces devenues rares.
La réserve accueille notamment la grenouille des champs, le butor étoilé, l’aeschne isocèle, la grande douve, le séneçon des marais, la fougère des marais et le vertigo de Des Moulins, un petit mollusque associé aux zones humides.
Ce patrimoine naturel demeure fragile. Les activités de loisirs et la circulation dans la réserve sont strictement réglementées. Elle ne doit donc pas être présentée comme un parc librement accessible, mais comme un espace protégé qui témoigne de la qualité écologique de Marchiennes.
Pour une commune, accueillir une réserve naturelle nationale représente une reconnaissance importante. Peu de territoires peuvent associer aussi directement leur identité à un milieu naturel aussi rare.
La Tourbière de Vred, une réserve naturelle régionale voisine
À quelques kilomètres de Marchiennes se trouve la Réserve naturelle régionale de la Tourbière de Vred.
Cette tourbière constitue elle aussi l’un des derniers exemples de tourbière alcaline encore active dans la région. Elle forme une mosaïque d’étangs, de roselières, de boisements humides, de fossés et de zones tourbeuses.
La tourbe y a autrefois été extraite pour être utilisée comme combustible. Cette activité a progressivement disparu avec le développement de l’exploitation du charbon. Les anciennes zones d’extraction ont contribué à façonner les paysages d’étangs et de marais que l’on observe aujourd’hui.
La réserve accueille une biodiversité remarquable, notamment des oiseaux liés aux roselières, des amphibiens, des libellules et de nombreuses espèces végétales adaptées aux sols humides.
La proximité des tourbières de Marchiennes et de Vred montre que ces espaces ne sont pas des éléments isolés. Ils appartiennent à un ensemble écologique plus vaste, lié au fonctionnement de la vallée de la Scarpe.
Le Pré des Nonnettes, une réserve naturelle régionale à Marchiennes
Marchiennes accueille également la Réserve naturelle régionale du Pré des Nonnettes, classée en 2008 et gérée par le Parc naturel régional Scarpe-Escaut.
Située au cœur du marais du Vivier, la réserve couvre moins de 20 hectares. Elle est principalement composée de prés de fauche, de prairies humides, d’étangs et de roselières. Le marais du Vivier, qui s’étend sur un ensemble plus vaste, aurait autrefois servi de vivier à l’abbaye de Marchiennes.
Le Pré des Nonnettes est particulièrement reconnu pour son intérêt ornithologique. On peut notamment y observer ou entendre la gorgebleue à miroir, la rousserolle effarvatte, la locustelle tachetée, le bruant des roseaux et le busard des roseaux.
La flore comprend également des espèces adaptées aux milieux humides, comme l’achillée sternutatoire ou le pigamon jaune.
Là encore, la protection du site implique de respecter la tranquillité des lieux et la réglementation applicable. Le Pré des Nonnettes est d’abord une réserve naturelle, et non un espace de loisirs ordinaire.
Avec la Tourbière alcaline et le Pré des Nonnettes, Marchiennes dispose donc sur son territoire de deux réserves naturelles aux caractéristiques complémentaires.
Le site Ramsar des Vallées de la Scarpe et de l’Escaut
La valeur des zones humides du territoire dépasse largement l’échelle locale ou régionale.
Depuis le 2 février 2020, les Vallées de la Scarpe et de l’Escaut sont reconnues au titre de la Convention internationale de Ramsar. Cette inscription distingue les zones humides présentant une importance internationale en raison de leur biodiversité, de leurs fonctions écologiques et de leur rôle pour les populations.
Le site Ramsar des Vallées de la Scarpe et de l’Escaut couvre plus de 27 000 hectares. Il rassemble un ensemble complexe de marais, de prairies humides, de tourbières, de canaux, d’étangs, de cours d’eau, de forêts alluviales et de boisements marécageux.
Marchiennes fait partie des 50 communes comprises dans son périmètre, aux côtés notamment de Vred, Rieulay, Wandignies-Hamage, Bouvignies, Tilloy-lez-Marchiennes, Pecquencourt et Lallaing.
Cette reconnaissance internationale repose sur plusieurs caractéristiques du territoire.
Les Vallées de la Scarpe et de l’Escaut abritent tout d’abord une biodiversité remarquable, avec des habitats variés accueillant des oiseaux nicheurs ou migrateurs, des poissons, des amphibiens et de nombreux insectes liés aux milieux aquatiques.
Les zones humides jouent également un rôle important dans la gestion de l’eau. Elles contribuent à limiter certaines crues, favorisent la recharge des nappes et participent à l’amélioration naturelle de la qualité de l’eau.
Le site présente enfin une dimension historique et culturelle. Les paysages ont été façonnés au fil du temps par les canaux, les activités agricoles, la pêche, l’extraction de la tourbe et l’exploitation minière. Certains étangs trouvent ainsi leur origine dans l’affaissement d’anciens terrains miniers.
La reconnaissance Ramsar ne signifie pas que l’ensemble du territoire devient une réserve naturelle inaccessible. Elle traduit un engagement collectif visant à préserver et à utiliser durablement les zones humides.
Le Parc naturel régional Scarpe-Escaut assure la coordination du site Ramsar. Il anime la démarche, suit les actions engagées et veille à leur cohérence avec les collectivités, les services de l’État, les gestionnaires d’espaces naturels, les associations, les agriculteurs, les entreprises, les usagers et les habitants.
Un plan de gestion établi pour la période 2024-2029 doit notamment accompagner la préservation et la restauration des zones humides, l’adaptation du territoire au changement climatique et le développement d’usages respectueux de ces milieux.
Pour Marchiennes, appartenir à un site Ramsar apporte une visibilité internationale à un patrimoine naturel parfois méconnu des habitants eux-mêmes.
Des espaces naturels qui participent à la résilience du territoire
La forêt, les prairies, les marais, les tourbières et les réserves naturelles donnent au secteur de Marchiennes une identité environnementale particulièrement forte.
Ces espaces ne constituent pas une protection absolue contre les fortes chaleurs. Leur efficacité dépend de leur état de conservation, de leur alimentation en eau, de leur continuité et de la manière dont le territoire évolue.
Ils participent néanmoins à un environnement moins minéral, favorisent la biodiversité, préservent des sols capables d’absorber l’eau et contribuent à limiter certains effets du changement climatique.
La reconnaissance Ramsar rappelle aussi que la qualité de ces milieux ne doit jamais être considérée comme définitivement acquise. Le drainage, l’assèchement des sols, l’urbanisation, la pollution ou la surexploitation des ressources peuvent les fragiliser.
Préserver ces espaces constitue donc un enjeu collectif, qui concerne aussi bien les collectivités que les propriétaires, les agriculteurs, les entreprises et les habitants.
Le jardin et la végétation deviennent des critères immobiliers
À l’échelle d’une maison, la présence d’un jardin arboré peut avoir une influence directe sur le confort d’été.
Tous les extérieurs ne procurent cependant pas les mêmes avantages. Une grande parcelle entièrement exposée au soleil, sans arbre ni protection, peut devenir difficile à utiliser pendant une période de canicule. À l’inverse, un jardin plus modeste mais correctement orienté et planté peut offrir une ombre appréciable.
Lors d’une visite immobilière, il est donc utile d’observer l’orientation de la maison, la présence d’arbres, la proportion de surfaces végétalisées et bétonnées, la circulation de l’air et les possibilités de créer une terrasse ombragée.
Il faut également vérifier la présence de volets, de stores ou de protections solaires. Ces équipements peuvent limiter fortement l’entrée de la chaleur pendant la journée.
Le confort d’été dépend avant tout du logement
Vivre à proximité d’une forêt ou d’une zone humide ne garantit pas une température agréable à l’intérieur d’une maison.
Le confort dépend surtout de la conception du bâtiment, de l’isolation de la toiture, de l’exposition des ouvertures, de l’inertie des murs, de la ventilation et des protections solaires.
Une maison ancienne en briques, avec des murs épais et des volets, peut parfois conserver une certaine fraîcheur. Elle peut néanmoins devenir inconfortable si les combles sont mal isolés ou si les fenêtres restent exposées au soleil.
Une construction récente peut offrir un bon confort d’été si elle a été correctement pensée. À l’inverse, de grandes baies vitrées orientées au sud ou à l’ouest, sans protection adaptée, peuvent provoquer une surchauffe importante.
Dans le cadre d’un achat immobilier à Marchiennes, il faut donc analyser à la fois l’environnement extérieur et les qualités techniques de l’habitation.
Acheter près d’une zone humide : les vérifications à effectuer
Le cadre naturel du secteur représente un véritable atout, mais il nécessite également certaines précautions.
La proximité d’un marais, d’une tourbière ou d’un cours d’eau ne signifie pas automatiquement qu’un logement présente un risque. Chaque propriété doit toutefois être étudiée individuellement.
Avant d’acheter, il est notamment important de consulter l’état des risques, de vérifier la situation de la parcelle, d’observer l’écoulement des eaux et de rechercher d’éventuelles traces d’humidité dans les murs, les caves ou les dépendances.
Une visite après une période pluvieuse peut également apporter des informations utiles sur le comportement du terrain.
Deux maisons situées dans une même rue peuvent présenter des situations différentes selon la hauteur du terrain, la nature du sol, les travaux de drainage réalisés et l’entretien du bâtiment.
La connaissance précise du secteur permet ici de replacer les informations administratives et techniques dans leur contexte local.
L’environnement devient une composante de la valeur immobilière
La valeur d’un bien immobilier ne repose jamais sur un seul élément. Elle dépend de son emplacement, de son état, de sa surface, de son terrain, de ses équipements et de la demande présente sur le marché.
Le cadre environnemental prend cependant une place croissante dans la réflexion des acquéreurs.
Pouvoir rejoindre rapidement une forêt, vivre à proximité d’une voie verte, profiter d’un jardin arboré ou habiter dans un territoire reconnu pour la qualité de ses zones humides peut distinguer un bien d’une autre propriété comparable.
Pour un vendeur, il est donc utile de présenter ces avantages de manière concrète et honnête. Il ne suffit pas d’écrire qu’une maison se situe « dans un écrin de verdure ».
Il est préférable d’indiquer la distance jusqu’à la forêt, la présence d’un chemin de promenade, l’orientation du jardin, l’existence d’arbres procurant une ombre réelle ou la proximité d’un paysage ouvert sur les prairies de la Scarpe.
Ces informations permettent aux acquéreurs de mieux se projeter et donnent davantage de crédibilité à la présentation du bien.
Vivre à Marchiennes, entre nature et vie quotidienne
L’attractivité de Marchiennes repose en grande partie sur cet équilibre entre environnement naturel et vie quotidienne.
La commune et les villages alentour permettent de vivre à proximité de la forêt, des marais et des prairies, tout en restant reliés aux bassins d’emploi du Douaisis, de l’Orchésis et du Valenciennois.
Les profils des acquéreurs sont variés. Des familles recherchent un jardin et davantage d’espace. Des actifs souhaitent quitter les secteurs très denses sans vivre complètement isolés. D’autres accordent une importance particulière à la proximité des chemins, de la forêt et des espaces naturels.
La Tourbière alcaline de Marchiennes, la Tourbière de Vred, le Pré des Nonnettes et le classement Ramsar des Vallées de la Scarpe et de l’Escaut renforcent cette identité.
Ils rappellent que Marchiennes n’est pas seulement une commune entourée de campagne. Elle se situe au cœur d’un territoire dont les zones humides présentent une valeur écologique reconnue aux niveaux régional, national et international.
Un projet immobilier à Marchiennes ou dans les communes alentour ?
Né à Marchiennes et connaissant depuis toujours ce territoire, j’accompagne les propriétaires et les acquéreurs dans leurs projets immobiliers sur la commune et dans les secteurs voisins.
Cette connaissance locale permet de présenter les qualités réelles d’un bien, mais également d’expliquer son environnement, ses éventuelles contraintes et les particularités de son secteur.
Vous envisagez de vendre votre maison, de connaître sa valeur ou d’acheter une propriété autour de Marchiennes ? Prenons le temps d’échanger sur votre projet et sur les caractéristiques précises du bien ou du secteur qui vous intéresse.
Jean-Marc Dujardin
Conseiller immobilier indépendant Capifrance
Marchiennes et communes alentour
Téléphone : 06 50 52 34 27
Site conseiller : jm-dujardin.capifrance.fr